Naoki Urasawa - L’air du temps

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Alors que vient de débuter il y a peu la parution française de Billy Bat et que l’auteur sera l’invité d’honneur de la prochaine Japan Expo (du 5 au 8 juillet 2012 au Parc des expositions), sort aux Moutons électriques une monographie sur Naoki Urasawa, intitulée L’air du temps. Son auteur, Alexis Orsini, alias Drucci, est le fondateur et webmaster de La base secrète, site incontournable pour tous les passionnés d’Urasawa. Il signe ici un ouvrage dense et instructif, truffé de références.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, aucun ouvrage digne de ce nom sur Urasawa n’avait été publié en France avant celui-ci ! Peut-être révélateur du caractère encore marginal du manga et de la bande dessinée en général dans la « hiérarchisation » des arts. Toujours est-il qu’il aura fallu qu’un passionné éclairé s’y attaque pour qu’un tel essai voie le jour.

Le texte se divise en deux grandes parties : la première, biographique, revient en détail sur la vocation et la carrière d’Urasawa. On y apprend pas mal de choses sur son parcours, agrémenté de quelques références biographiques sur sa famille, même si l’on comprend vite que l’auteur doit pas mal protéger sa vie privée. Ce qui n’est pas un mal, car j’avoue ne prêter que peu d’intérêt à ce jeu des explications historiques : l’œuvre importe bien plus. Le détail de sa carrière est des plus intéressants, permettant au lecteur de resituer la chronologie des œuvres et l’importance de Takashi Nagasaki, dont le nom ne me fut réellement connu qu’il y a quelques mois sur la couverture de Billy Bat.

La deuxième partie de l’ouvrage, décrite comme analytique, s’intéresse successivement aux figures chez Urasawa, aux motifs (sexe, musique, nourriture,…) et aux influences. Ces chapitres regorgent d’idées et de détails, faisant apparaître la complexité et la richesse de l’ensemble de l’œuvre d’Urasawa. Et même si l’ensemble aurait mérité d’être un peu plus construit (les chapitres, très descriptifs, relèvent plus souvent du catalogue que de l’analyse), on ne peut que s’enthousiasmer pour la somme de connaissances emmagasinées.

Pour qui a lu Urasawa une fois dans sa vie, cet ouvrage est plus qu’indiqué ! Eclairant, Alexis Orsini arrive à transmettre sa passion sans jamais tomber dans le panégyrique. Pour preuve la conclusion de l’ouvrage qui revient sur sa défiance vis-à-vis des « appellations flatteuses » faisant d’Urasawa le successeur de Tezuka. Naoki Urasawa sera dans un mois à la Japan Expo ; souhaitons qu’Alexis Orsini y soit aussi car il y a toute sa place.



Auteur : Alexis Orsini - Editeur : Les Moutons électriques




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