Neverland - Stephane Piatzszek/Nicolas Sure

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Betty est confortablement en train de lire sur son balcon en compagnie d’une plante très rare et exotique offerte par son oncle quand son amie Laura sonne chez elle afin de lui emprunter sa connexion internet.

De retour sur le balcon, la plante a disparue. Le lendemain en se rendant au commissariat pour signaler le vol, Betty croise dans la rue une affiche publicitaire pour un engrais illustrée avec sa plante. Elle est abasourdie, il y en a partout dans la rue, sur les bus, dans le métro.


Elle décide d’aller à l’agence publicitaire pour essayer de comprendre et tombe sur le patron de la boite qui lui propose de faire une émission de télé-réalité pour retrouver sa plante. S’apercevant lors de la coupure pub que l’émission est une supercherie et qu’elle a été dupée, elle quitte le plateau. Dans les couloir du métro, sur le chemin du retour, une bande de quatre jeunes faisant du vandalisme anti-pub l’enlèvent. S’en suit une course poursuite avec la police dans les rues de Paris.

Arrivés dans leur vieille maison délabrée peuplée de chats, ils lui expliquent que celle-ci appartient à leur famille de longue date et qu’un géant de la pub veut la racheter pour la démolir afin de construire un musée de la publicité. Mais ils ont un plan pour faire échouer l’affaire et garder leur domicile…

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Le titre de cette fable et le tourbillon de folie dans lequel est emportée Betty n’est pas sans rappeler les mondes de l’imaginaire à la Peter Pan ou une certaine Alice aux pays des merveilles. Sortie de sa petite vie casanière par une série d’événements loufoques, elle va se retrouver de l’autre côté du miroir, là où l’on dénonce les méfaits et abus des médias (en l’occurrence la TV) et de la publicité. Tout y passe : les émissions bidons et truquées, la déformation de l’information au journal télévisé, les reporters censurés, l’abrutissement du public, l’avidité de l’argent au prix de la qualité, le monde télévisuel y est traité sans pitié et avec beaucoup d‘humour. Comme le souligne Stephane Piatzszek dans une mini interview à la fin du livre : on n'a pas oublié la petite phrase d’un dirigeant de chaine privée qui expliquait vendre "du temps de cerveau disponible entre les pubs"…

Les dessins de Nicolas Sure sont magnifiques et très stylés. (vous pouvez agrandir un peu la planche si contre pour mieux admirer). Ses couleurs sont très douces et agréables. Il nous transporte dans cette histoire rocambolesque avec talent.

Beaucoup d’humour, de réalisme, de pertinence et de sincérité, enrobés dans un joli emballage…que demander de plus ? Un one-shot à dévorer sans hésiter !



Scénario : Stephane Piatzszek - Dessins : Nicolas Sure
Editeur : Quadrants - Collection Azimut - One-shot.
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